Soupe de pois chiche, cime di rapa et pâtes frites

J’ai pu paraitre un rien grincheux dans mes derniers billets, en critiquant assez fermement les ‘one pot pasta’ .

Tout le monde cuisine ce qu’il veut avec les produits qu’il est tout à fait en droit de choisir lui-même. Et le résultat ne concerne que lui, et ses convives éventuels.

Mais cette liberté de choix et d’exécution n’est pas absolue pour les rédacteurs de recettes publiées soit sur papier, soit sur le net. Ces rédacteurs de recettes portent une certaine responsabilité par rapport à leurs lecteurs. Leurs publications peuvent servir d’exemples et contribuer à propager des inepties culinaires.

Et, c’est bien le cas avec la propagation de recettes de ‘one pot pasta’. Pour la plus part, les recettes à base de pâtes ne sont pas trop compliquées et ne nécessitent pas trop de vaisselle dans leur réalisation: une casserole ou une poêle pour la sauce et une grande casserole pour la cuissons des pâtes.

 

Les dernières décennies  la cuisine française c’est peu à peu affranchie des contraintes d’une cuisine classique codifiée par Escoffier pour évoluer vers une cuisine de cuisiniers vedettes.

La cuisine italienne, par contre, est une cuisine des régions, avec des recettes familiales bien précises  et est  basée sur des produits locaux, traditionnels et de saison.

Le ragù alla bolognese, la pasta carbonara ou la caponata sont des recettes traditionnelles et familiales aux ingrédients bien définis et à la préparation structurée, même si chaque famille détient quelques secrets et ingrédients particuliers.

Les ‘spaghetti bolo’, les ‘carbo à la crème’ et autres ‘pizza à l’ananas’ sont donc des aberrations culinaires pour la plupart des Italiens.

Je vous propose  de découvrir un blog  qui exprime, bien  mieux que moi les traditions et les valeurs culinaires italiennes : Mangiare Ridere. Et je vous rassure,  c’est en français!

Pour me racheter de cette introduction assez austère, je vous propose une recette simple et pleine de soleil de l’Italie du sud.

De plus, c’est presque un one pot pasta ,une recette de ‘cucina povera’ originaire des Pouilles à base de pois chiche, de cime di rapa,   une espèce de broccoli à petite fleurs aux feuilles et tiges comestibles, aussi connu sous le nom de broccoletti, et de pâtes fraiches  frites à l’huile.

Soupe de pois chiche, cime de rapa et pâtes frites

 

Soupe de pois chiche, cime de rapa et pâtes frites
Soupe de pois chiche, cime de rapa et pâtes frites

Ingrédients: 1 gros oignon, 200 g de pois chiche, 500g de cime di rapa ( à remplacer éventuellement par du broccoli), 500 g de tagliatelle fraiches, huile d’olive, un morceau de cannelle, du sel.

Pas d’ail, ni de laurier, pas de thym et pas de poivre, mais je vous laisse improviser!

Faites tremper  les pois  chiches pendant une nuit dans de l’eau froide.

Emincez l’oignon et faites le revenir dans de l’huile d’olive. Rajoutez les pois chiches égouttés et un litre d’eau. Faites cuire les pois chiche pendant 45 minutes.

Versez un litre d’eau sur les pois chiche et les cime di rapa (broccoli ), puis continuez la cuisson, le temps de frire les tagliatelle.

Faites chauffer de l’huile et faites-y dorer les pâtes par petites quantités. Mettez les pâtes égouttées dans la soupe et continuez la cuisson pendant quelques minutes.

Assaisonnez la soupe avec du sel et servez la bouillante.

Personnellement, j’aurais rajouté  du piment, du poivre, voire du thym et même remplacé l’eau par un bouillon et servi la soupe  avec du pecorino, mais il n’y en avais pas. C’est cela aussi, la cucina povera.

Merci à Assunta, d’ailleurs son parmigiana d’aubergines était le meilleur que je n’ai jamais mangé.

Bon appétit!

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